Le learning centre : modèle pédagogique pour l’école numérique ?
Analyse critique d’un modèle.
Un nouveau « modèle » d’établissement à l’ère du numérique a été présenté au séminaire de l’ESEN en mars 2011. D’origine anglo-saxonne, il redessine le modèle pédagogique dominant du « teaching » par celui du « training » et du « learning », et cela grâce à des espaces de vie scolaire à réinventer : les learning centres.
Ce séminaire voulait impulser une incitation au changement en présentant des récits porteurs de cette « innovation » dans le contexte de l’enseignement supérieur essentiellement (en Grande-Bretagne et en France). Il a donc été proposé, à travers l’analyse de ce modèle et de son équipement tout numérique, de montrer comment permettre une meilleure réussite des élèves en modifiant profondément les pratiques d’enseignement et les pratiques de médiation.
Dans le développement de la culture informationnelle, et plus largement dans la construction de tous les savoirs, certains discours dominants imposent les machines à apprendre comme modèle. Jusqu’à quand l’humain gardera-t-il la main sur la pédagogie et la didactique ? Et plus particulièrement en information-documentation où les technologies numériques ont largement bouleversé le rapport de l’homme aux données ?
Aujourd’hui l’élève s’informe et communique avec le monde en temps réel et voici ressurgir le fantasme selon lequel l’informatique et l’explosion d’Internet inventent de nouvelles façons de penser et d’organiser l’apprentissage. L’enseignement dispensé dans l’établissement, autrefois organisé en cours souvent cloisonnés, évoluera désormais en « écosystème » perméable, facilitant les collaborations. Le professeur dans son rôle de « coach » conservera donc toute sa légitimité.
Or, un enseignement à distance généralisé, désincarné, ne ferait qu’élargir la fracture numérique. Et ce n’est pas être passéiste que de résumer ce séminaire à ce simple slogan : « croyez en vous et en vos capacités à bouger, car il est urgent de changer de modèle, de passer du cours à l’autodidaxie, d’envisager l’action d’apprendre sans maître, de passer enfin du CDI au learning centre ! »
Lecture critique du modèle
Comment le modèle architectural du learning centre accompagnera-t-il la mise en œuvre de nouvelles démarches d’apprentissage dans l’enseignement français ?
Comment, à l’ère du numérique, les technologies de l’information et de la communication permettront-elles de résoudre les besoins d’information des élèves ?
D’après les intervenants à ce séminaire, la bibliothèque, « troisième lieu » de vie des élèves, permettrait de transformer leur vie personnelle et leur rapport à l’apprentissage. Ce modèle s’appuie sur la responsabilité et l’autonomie affirmées des élèves dès leur plus jeune âge et impose une démarche constructiviste (auto-apprentissage et apprendre à apprendre) comme « modèle » des apprentissages. Cela inciterait les élèves qui le veulent à participer au « training » ou « e-learning » conçus pour eux, disponibles sur les machines dans et hors établissement 24h/24. Un « SOS » électronique mettrait l’élève en relation avec un service qui lui chercherait un coach, un expert disponible dans une salle annexe (salle des professeurs ?) ou répondrait à la demande en fonction du besoin d’information. Et au sein de l’établissement, le guichet unique proposé dans le learning centre permettrait de répondre à toutes les demandes des élèves.
Cependant les lycéens ne sont pas des étudiants, pour lesquels le modèle du learning centre a été conçu. Que se passera t-il pour les élèves qui ne seront pas suffisamment autonomes ? Resteront-ils au bord du chemin de leurs apprentissages devant un écran ?
Ce modèle présenté nécessite, évidemment, de revisiter le système scolaire actuel pour tendre vers une démarche de « student-centred learning » qui implique plus de travail personnel de la part des élèves, moins d’heures de cours en classe. C’est donc la répartition des emplois au niveau de l’établissement entier qui est questionnée : postes d’enseignement, d’encadrement, d’expertise (technique, juridique, didactique), d’accompagnement. Mais cet aspect du problème n’était pas à l’ordre du jour du séminaire et n’a pas été abordé.
Liberté ou libertés ?
Le principe de liberté est énoncé clairement, pour ne pas dire martelé : liberté d’accès à l’information, liberté d’accès aux espaces, liberté de comportement dans l’espace, liberté de travailler, liberté de jouer… …Un exemple a été présenté par Marie-France Bisbrouck : celui de la bibliothèque concept de Delft. Pour autant, ni le mot « liberté », ni celui d’interdit(s) - qui dans le cadre conceptuel du séminaire en serait l’antonyme- n’ont été prononcés. Le terme omniprésent est « autonomie ». Le lieu doit donc répondre aux besoins de l’élève en lui offrant un espace attractif, ouvert et unique, mettant à sa disposition des services multifonctionnels. Le décloisonnement permet de rendre l’espace plus familier aux élèves ; il autorise une circulation aisée entre les ordinateurs et les espaces de conversation, facilitant l’accès à des ressources illimitées ou à des savoirs nombreux et actualisés venant de la planète entière.
Dans le contexte des établissements scolaires du second degré, le learning centre est présenté comme un choix de vie… scolaire. C’est une approche élargie du lieu de vie de l’élève dans l’enceinte de l’établissement qui est ainsi proposée : fusion des lieux (CDI - salle de permanence - espaces de convivialité type maison des lycéens) et des services. La polyvalence demandée aux personnels apparaît donc comme une conséquence logique de ce choix.
Mais ce choix n’est-il pas essentiellement dicté par des raisons économiques plutôt que pédagogiques ? Dans son exposé, Graham Bulpitt [1] n’a-t-il pas glissé du terme « étudiant » à celui de « public » ?
La logique de consommation rencontre-t-elle la finalité de l’enseignement ? Peut-on superposer les termes attentes, besoins, services, enseignement et apprentissages ?
La modernité d’un monde informationnel en vitrine
Concernant le lieu learning centre, les vidéos mises en ligne sur le site de l’ESEN [2] donnent à voir des outils technologiques et des services à distance liés au service d’éducation, ce qui implique des investissements mobiliers importants et coûteux : ordinateurs, automates assurant le prêt, espaces de travail conviviaux en nombre, mais aussi vidéo surveillance. Le campus virtuel se donne à voir et le luxe exerce son pouvoir séducteur. Mais ce luxe de moyens concernerait-il tous les établissements du second degré ?
Une modernité des outils et des services permettant le libre accès et le libre choix des élèves, dans le confort et la rapidité de services automatisés, favoriserait, dans l’esprit des concepteurs, la construction autonome des connaissances. L’information est mobile, migrant d’un support à l’autre. Le mobilier aussi devient mobile : le design colle au besoin immédiat de l’élève et la roulette est l’accessoire indispensable de ces espaces modulables, dont le maître mot est « flexibilité ». Nulle situation d’égarement du lecteur d’écran dans cet environnement de travail, car sur le peu de murs disponibles, des posters invitent à utiliser les tutoriels, les e-cours ou les « jeux sérieux » (« serious game »). L’essentiel dans ce lieu de vie est la présence d’autres élèves dont on fait l’hypothèse qu’ils accompagneraient le lecteur peu familier.
L’union de l’architecture et de l’intégration des nouvelles technologies rendrait-elle les bâtiments intelligents et, par capillarité, les personnes qui fréquentent ces lieux ? Au point de penser que les lieux puissent lutter seuls contre l’échec scolaire ou favoriser le partage des connaissances de ceux qui s’y trouvent ?
La fin du « modèle » des CDI annonce-t-elle la fin des médiations directes ?
L’annonce de la possible fin du modèle des CDI, au profit d’un « open space » convivial, bruyant et ouvert jour et nuit sur la plus grande bibliothèque du monde (Internet) interpelle les professionnels de l’information-documentation. La confusion permanente entretenue, entre information, savoir et connaissance laisse perplexe les professeurs documentalistes.
L’argument pédagogique prend une orientation unique, celle de l’usage des outils et de services en ligne. Il est orienté vers la maîtrise des outils et ne permet pas de faire entrer la culture informationnelle dans ces « lieux de connaissance ». Quant à la didactique, elle a été tout simplement évacuée.
La FADBEN voit dans ce « modèle », le désengagement de la médiation pédagogique directe auprès des élèves pour des raisons strictement financières énoncées dans la conférence éclairante de Graham Bulpitt.
L’investissement mobilier excessivement coûteux ne sera pas généralisable, et à qui profitera-t-il ? Le « modèle » réinventera-t-il aussi la fonction des personnels enseignants dans l’établissement ? Dans la transparence des espaces ouverts, ce sont les machines qui dessinent l’espace et l’absence de médiation directe du professeur documentaliste en relation avec les autres enseignants laisse augurer des jours difficiles pour les élèves. Dans le domaine de l’information-documentation, nous voyons tous les jours la surabondance de l’information créer « un mur de l’information », qui ne permet pas aux élèves d’y accéder et qui complexifie toujours plus l’accès au savoir.
La FADBEN ne cesse d’affirmer l’importance du rôle de l’enseignant documentaliste dans les processus d’enseignement-apprentissage.
Bien au-delà de la simple maîtrise des techniques et des outils, le professeur documentaliste construit des savoirs et participe au développement de l’esprit critique de l’élève.
La FADBEN interpelle l’institution, les politiques, les enseignants de toutes disciplines et les parents d’élèves pour leur signaler que ces vastes espaces ouverts ne sont qu’un leurre pédagogique où le parcours de formation devient un vaste dédale dans lequel l’élève parvient à construire son propre parcours… ou pas. S’il le construit, ce sera trop souvent seul entre les murs d’une école renvoyant implicitement à la famille une grande partie de la formation.
Séminaire : J1
Pour compléter le texte d’analyse de la FADBEN, nous mettons à votre disposition le compte-rendu factuel du séminaire national "du CDI au learning centre" qui s’est tenu à L’ESEN (Poitiers) du 23 au 25 mars 2011. Cliquez sur les flèches orangées pour réduire / dérouler le compte-rendu des interventions à votre gré.
Ouverture - Erick ROSER, Doyen de l’Inspection générale de l’éducation nationale
- L’action documentaire participe à la rénovation du système scolaire. La condition de réussite de l’élève est corrélée à la recherche d’information placée au cœur des apprentissages et essentielle par l’évolution des pratiques pédagogiques liées à la réforme du lycée. Démarche active et pluridisciplinarité
- L’action documentaire est l’affaire de tous. L’ensemble des acteurs pédagogiques et d’accompagnement doit définir la politique documentaire de l’établissement. Le conseil pédagogique devrait se saisir de cette question : réflexion à propos du temps et des espaces d’enseignement et de vie scolaire. La Politique documentaire est orchestrée par un expert, le documentaliste.
- La documentation : un service de proximité lié aux apprentissages de l’élève favorisant leur réussite. Elle nécessite une organisation simplifiée de l’accès à l’information et une organisation de la connaissance liée au service des apprentissages. Ce qui se passe dans les bibliothèques universitaires françaises est une voie possible, comme il faut regarder aussi ce qui se passe à l’étranger avec les Learning centres.
Un Nouveau lieu pour apprendre, un lieu plus convivial, moderne, ouvert accompagnera l’évolution de l’innovation : le learning centre ; et vous, IPR, personnel de direction, CPE et professeur documentaliste, vous êtes les acteurs du changement.
Séminaire : J2
Cliquez sur les flèches orangées pour dérouler le compte-rendu des interventions.
« Les Learning centres : quelles réalités ? » - Dominique AROT, Inspecteur général des bibliothèques - Jean-Louis DURPAIRE, Inspecteur général de l’éducation nationale, groupe EVS.
- “Investir l’idée pragmatiquement”
- “créer des zones de bruit et de silence, mettre en place une dynamique des collections”
« Modernité et modernisation : les Learning centres à l’université”
Privilégier le nominalisme : il suffirait de donner un nom nouveau à des réalités pour qu’elles existent ! C’est le cas de l’appellation « médiathèque » qui a favorisé le développement des bibliothèques de lecture publique.
Modernité : l’expression « Learning centre » pose problème elle doit être traduite, mais ce nom nouveau correspond à des réalités nouvelles.
Modernisation, la politique délibérée d’innovation dans l’enseignement supérieur.
Le Learning centre est une façon de remettre la bibliothèque au cœur de l’université, l’occasion de concevoir une politique documentaire renouvelée et un nouveau rapport au public (le guichet unique). Il permet de renouveler les formes d’appropriation des connaissances, d’accentuer l’autodidaxie au centre de l’université ; de développer de nouvelles pratiques avec des outils numériques, de permettre à l’étudiant de travailler seul ou avec ses pairs.
Il cite Robert Darnton, historien et directeur de la bibliothèque de Harvard, « la bibliothèque, coeur battant de l’université ». [en complément : http://www.lepoint.fr/grands-entretiens/robert-darnton-l-information-n-est-pas-le-savoir-06-01-2011-1283072_326.php]
De nouveaux modèles de bibliothèque.
Des constats : dans le cadre des bibliothèques, on constate : des emprunts en baisse, plus de séjour sur place pour une grande diversité d’activités. De nouvelles formules et de nouvelles idées sont apparues en Europe :
- en Grande-Bretagne : les « ideas stores », bibliothèques à vocation sociale, comprenant un espace de formation tout au long de la vie. Les cours n’y sont pas académiques, mais pragmatiques, tournés vers la vie quotidienne, ex. Cours de langue anglaise, cours de cuisine…),
- aux Pays-Bas : un nouveau modèle de bibliothèque publique (Delft, Amsterdam en particulier) qui privilégie la convivialité (cafés, restaurants…) et propose une conception dynamique des collections et des services : la nouvelle bibliothèque d’Amsterdam est ouverte 7/7 de 10h à 22h, il existe des zones où il est possible de parler à voix haute et aussi des salles où il règne un silence total. C’est un modèle où le public est au centre des préoccupations (connaissance des publics et stratégie d’accueil, horaires d’ouverture, conditions d’accès, convivialité, différenciation des espaces). Avant les collections étaient au cœur des préoccupations des bibliothécaires et maintenant c’est le public.
Les learning centres :
Au centre les publics. La connaissance des publics est un souci permanent. En France les personnes âgées et les ados sont absents des bibliothèques, il faut imaginer de nouvelles stratégies d’accueil, éviter le rapport frontal, privilégier le rapport d’accompagnement et avoir le souci de la convivialité. Repenser les conditions d’accès, la différenciation des espaces.
Les différents projets en France : Poitiers, Mulhouse, Saclay/Paris XI, Lille 1 horizon 2014-2015
- A Poitiers : le concept est celui de la modernisation et du regroupement des collections, dans un souci d’encyclopédisme fécond. Un souci d’innovation pédagogique, le croisement des étudiants et des enseignants chercheurs dans un lieu d’échange. Il s’agit de favoriser la réussite des étudiants, l’idée du guichet unique est conservée (santé, orientation, etc.).
- A Mulhouse : la notion de maison commune est mise en avant. Le Learning Centre lieu de vie et de détente devient le « 3ème lieu » après le lieu du domicile et celui du travail ; il est le lieu où l’on apprend où l’on s’entraîne et où l’on restitue les productions de cours et de travaux divers.
- A Saclay : Trois Learning Centres sont programmés sur ce site. On relève l’importance attribuée au travail collaboratif, au confort, à l’architecture et à la diffusion de la culture scientifique.
- A Lille 1 : le projet est lié au développement économique et social avec le rôle moteur du conseil régional. Le projet original est un projet thématique centré sur la culture scientifique et technique. 30 % de l’espace est réservé au travail de groupe ; il y a un Internet café de 100 places ; le rapport entre le bruit et le silence a été bien pensé ; il y a des possibilités d’ouverture partielle.
« Learning centre : quelles réalités dans les collèges et les lycées ? »
Quelles questions ont présidé à l’organisation spatiale des CDI à l’Education Nationale, il n’y a pas de bureau de construction, la DGESCO ne donne pas de conseil sur cette question générale de construction, donc il n’y a pas de cadrage, il faut donc travailler sur les liaisons avec les collectivités territoriales.
Le Learning centre n’est pas une révolution mais plutôt un retour à la source. Si on regarde les textes sur les CDI on a toutes les idées évoquées aujourd’hui pour les Learning centres. C’est une évolution qui tient compte du fait que davantage de travail personnel est demandé aux élèves.
L’articulation CDI et vie scolaire a été cadrée historiquement par la circulaire de 1982 mais l’évolution a fait s’éloigner les lieux, il en a résulté une affirmation de la documentation. L’évolution a tenu compte des nouvelles demandes pédagogiques (davantage de travail personnel, de travail de groupe, de recherches) ; de la séparation historique des pôles éducatif et enseignement, a mis en avant le rôle pédagogique des professeurs documentalistes ainsi que l’importance d’une réflexion globale dans chaque établissement scolaire sur les espaces documentaires. On peut faire un constat négatif, en salle de permanence tout est permis, au cdi tout est interdit.
A Lisbonne en 2000, il y a eu un colloque : « Concevoir les établissements scolaires dans une société de communication : bibliothèque et centre de documentation, en tenant compte des NTIC, des nouvelles pratiques pédagogiques, de la formation tout au long de la vie, des réseaux.
Aujourd’hui, les études montrent l’importance de la démarche de recherche « Student-centred-learning » (SCL). On doit prendre en compte les besoins des apprenants, le SCL accorde une place de choix à l’environnement de travail.
La question des espaces de travail est importante, les observations conduites dans le cadre d’inspections, mettent en évidences deux conceptions, correspondant à des pratiques professionnelles distinctes : actuellement on a soit le cdi dans les marges, ou bien le cdi « coeur qui palpite ».
De nouvelles ambitions. Il y a maintenant de nouveaux axes portés par les réformes actuelles liées à la loi de 2005 pour la réussite de tous les élèves ; par l’intérêt lié aux conditions de travail des élèves et aux conditions d’apprentissage ; par la recherche de la pluridisciplinarité. Les CDI sont au coeur de l’apprentissage.
Les 5 conditions pour passer du cdi au Learning Centre :
- tout projet de nouvel espace doit avoir une approche large en terme de lieu de vie des élèves ;
- tout projet doit être construit avec une approche « usagers » ;
- tout projet doit questionner l’équipe enseignante ;
- tout projet doit avoir un porteur de projet, le professeur documentaliste ;
- tout projet doit tenir compte de l’accueil individuel, du travail en groupe, du travail en classe entière, de l’accès aux collections, du prêt des documents, de la convivialité.
Séminaire : J3
Cliquez sur les flèches orangées pour dérouler le compte-rendu des interventions.
Denis Boullier, IGEN, directeur de l’ESEN « Les cadres et le management des ressources »
Mise à disposition de ressources : ESEN produit des parcours de formation via internet (plateforme pairform@nce). En formation initiale des inspecteurs : offre de formation d’un parcours hybride : présentiel et à distance (formation numérique du personnel d’encadrement). L’offre de formation s’élargit à plusieurs espaces, à plusieurs temps : dans les parcours hybrides, on n’est plus seulement dans une action de formation mais on est surtout dans une action de professionnalisation. Ces parcours adaptables et modulables permettent une individualisation, mettent en œuvre une pédagogie active. En proposant ces parcours hybrides, l’ESEN veut que les cadres puissent dans leurs missions en académie transférer cela dans la formation des personnels dont ils ont la charge. Ce modèle de formation alternatif pourrait aussi accompagner des élèves dans l’acquisition des compétences du socle.

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